Marathon La Rochelle


Marathon de La Rochelle  - 27 novembre 2011
Départ pour le marathon vendredi après midi avec grand soleil que j’ai laissé sur place. Brouillard intense dès après 20km jusqu’à La Rochelle. Brouillard également samedi toute la journée, pas très agréable cette humidité et cette fraicheur.
Depuis 3 semaines environ, une périostite en  sommeil était à l’affût. 15 jours avant j’avais fait un semi à Jarnac et j’avais ressenti quelques douleurs. Semaine suivante 2 sorties cool uniquement. Dimanche précédent soit 1 semaine avant, sortie d’1h30 avec pas mal de douleurs et de doutes en même temps… je vais pas pouvoir le faire, zut , zut, zut. Donc pas le choix, je fais plus rien jusqu’au marathon et après on verra soit ça passe, soit je serai obligée d’abandonner.  En même temps j’ai fait des soins locaux pour essayer d’étouffer cette périostite avant qu’elle ne me mette à zéro. Grand massage avec de l’huile à l’arnica tous les soirs et patchs  sur mes 2 tibias dans la journée + étirements matin et soir. Et petit à petit, j’ai senti que la douleur s’estompait…. Attendons de voir le jour J.

Dimanche matin, levée 6h, plus de brouillard. Petit déj avec thé, 2 tranches de pain au céréales et miel, un yaourt avec des céréales sans sucre et un jus d’orange. Puis préparation : massage à l’huile habituelle. Choix de la tenue ???? problème : long, court, manches longues, manches courtes ??? température annoncée  7/8 le matin et 10/11 + tard. Essayage (j’avais amené presque toute l’armoire…c’est ça les filles). Je mets, j’enlève et la pendule tourne. Je me décide : 3/4 et manches courtes. Je rajoute un TS coton dessus à jeter et un sac poubelle. J’ai pris une ceinture avec qq morceaux de sucre et des pâtes de fruit. Je ne prendrai que l’eau aux ravitos (verre en début de table et bouteille en fin de table). Ne pas oublier le cardio (qui ne me sert à rien pendant la course mais juste pour voir après) et le GPS. Pose du dossard et accrochage de la puce.
Départ pour la ligne de départ 8h05 (logée à 500m environ). Je me décide à trottiner un peu n’ayant pas couru du tout depuis 1 semaine (j’ai même résisté à faire la chauffe gambette de 4km qui était organisée le samedi matin). Alternance de marche et petits trottinements jusqu’au départ. Dernière pause pipi avant le départ. 2 départs à LR : 1 avec les hommes jusqu’à V1 et un avec toutes les femmes et les hommes à partir de V2. Des SAS de chaque côté et les 2 groupes se rejoignent au bout de 2 ou 3 km. Je suis donc dans le groupe femme et dans le dernier SAS. Entrée dans le SAS 25’ avant comme ça je suis assez sur l’avant. Pose du  sac poubelle avant le pétard et zou c’est parti.

Cà part bien, pas d’embouteillage (5500 inscrits je crois) passage sur le port et beaucoup de monde sur le bord. Pas de douleur, on se rejoint avec le 2ème groupe vers le 3ème km. 5 premiers km en 27’34, Pffiou c’est bien mais je n’irai jamais au bout comme ça. Le 6ème couru à 11km/h et je rejoins le meneur d’allure des 4h. Comme je n’imagine pas faire – de 4h, et que je cours + vite que lui, je me freine et me calle derrière. La vitesse tombe un peu. Je jette mon TS coton. Pour moi température idéale. Il tombe même une petite pluie fine pendant un certain temps qui me convient bien. Pas de douleur. 10km en 56’06. Le parcours est assez plat (65m de D+) et en ville + sur le port. Tout se passe normalement, les ravitos comme prévus, eau au 1er, 1 sucre + eau au 2ème, 1 pâte de fruit + eau au 3ème… et puis ce sera comme ça jusqu’au bout alternance sucre et pâte de fruit + eau sauf au dernier que de l’eau. Passage au 15ème en 1h24’21, 20ème en 1h52’20 sans pb particulier. Pas de douleur ni de fatigue et toujours derrière le ballon des 4h. Passage en pleine ville près de la ligne d’arrivée au semi (marathon en 2 boucles) beaucoup beaucoup de monde et en route pour la 2ème boucle.  Le rythme se maintient. Jusqu’où vais-je pouvoir suivre ce ballon sans souffrir... pas jusqu’au bout ce serait un miracle - mon meilleur chrono sur marathon c’est 4h15 et déjà je me demande comment j’ai pu faire ça… alors là suivre le 4h !!!! Et voilà ça devait arriver, petit à petit je commence à lâcher à partir du 28 / 30. Je vois le ballon s’éloigner doucement mais ne suis pas décidée à laisser échapper toutes ces minutes que j’ai prises d’avance sur mon meilleur temps. Donc je le suis des yeux mais doucement et inexorablement il s’éloigne petit à petit. Ne souffrant pas de ma périostite, le reste (pieds et hanches pour moi) je vais le gérer comme à chaque marathon, grimacer, souffrir, penser à l’arrivée, s’accrocher pour ne pas laisser filer trop de minutes. 30ème km 2h49’49, 32ème 3h02’27 et on m’annonce sur le bord arrivée en 4h03….. Oui mais pour ça il faudrait que je cours à la vitesse moyenne que j’ai tenue depuis le début et ce n’est plus le cas. Si au moins je pouvais essayer de refaire 4h15 … ou moins que ce serait bien. Difficulté supplémentaire la fin (avant le dernier km) est dans le port et ça c’est pas la portion la plus intéressante et agréable. Je sens le vent car un peu isolée (au 1er tour j’étais dans le groupe). Je cours malgré toutes mes douleurs, ce sacré 2ème orteil qui me fait horriblement mal (je perds l’ongle à chaque fois) et je recroqueville mes orteils dans ma chaussures, j’ai mal aux hanches et j’essaye de pas marcher car je vais plus pouvoir repartir. Quelques  uns  me doublent mais rien comparé à tous ceux qui marchent et que je double. Pas question de faire comme eux, je résiste, il faut que je préserve le + de minutes possible. Les ravitos se passent toujours comme prévu au niveau du sucre et des pâtes de fruit, par contre, je prends maintenant le verre d’au en début de table et marche jusqu’à la fin de la table… et je redémarre (aÏe, aïe, aïe). J’arrive au dernier ravito (environ 1km avant l’arrivée), je bois je marche et je repars, il va falloir passer droite et tête haute, il y tellement de monde sur ce dernier km. J’ai mal partout …. Sauf à ma périostite. Je cours, je cours et me voilà sur le tapis bleu 4h10’ et des secondes. SUPER, je l’ai fait, j’ai mal partout, mais je recommencerai.
Quand on commence la course  en V2, qu’on fait à son 4ème marathon un temps de 4h10, est ce qu’on peut arriver à 4h. Et bien j’abdique pas. Même si je ne connais pas ma VMA…. Je fais comme je le sens. Pour mon plaisir, et mon bien être. Et pourvu que ça dure longtemps comme ça. … Même si je ne fais jamais 4h.

Analyse : les 5’ gagnées sont gagnées sur le 1er semi, le 2ème couru à la même (petite) vitesse.
Passage aux récompenses : médaille, bourriche d’huitres (20), Kway très joli (un peu grand comme d’hab, je vais faire couper 10 cm aux manches. 1 thé chaud puis passage au podologue (soins de mes orteils) et au massage. Retour au ravito et zou à la douche.

Récompense le soir : resto soupe de poissons, moules frites et Leffe…….
Voilà c’est un peu long, mais c’est comme en course, je suis un peu bavarde…..

2 commentaires:

valdes a dit…

Super CR @Mimie ... C'était ton 3ème ?

Mimie la @Mimie sur les photos ... hi hi hi

Mimie a dit…

Non c'était le 4ème
1 Médoc 2009
2 Paris 2010
3 Paris 2011
4 La Rochelle 2011
5 Toulouse 2012

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